Sewell : Le Monde - Juin 2010
Au pied des Andes chiliennes, non loin d’une montagne appelée Cerro Negro, mais déjà à 2000 mètres d’altitude, se niche un petit village minier : Sewell. Fondé par l’entreprise américaine Braden Copper au début du XXe siècle, il abrita au temps de son âge d’or plus de 15 000 habitants. Ceux-ci commencèrent à l’abandonner lorsque la mine de cuivre fut fermée en 1977. Aujourd’hui, cet endroit, qui a la particularité de ne pas posséder de rue mais uniquement des escaliers et des maisons aux façades colorées bleues et rouges, est déclaré Monument national chilien et a été classé au Patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Autre spécialité locale : le village est enseveli sous la neige une grande partie de l’année mais il reste accessible. Ceux qui s’y sont rendus disent qu’il n’existe pas d’autre lieu comme celui-ci dans le monde.
Extraits du Guide "Bibliothèque du Voyageur Gallimard - Chili et Ile de Pâques" édition septembre 2011 : (en italiques, notes personnelles)
"Du cuivre aux casseroles
A Rancagua (87 km au Sud de Santiago), agriculture et mine forment un vieux couple inséparable. La Carretera del Cobre (la route du cuivre) quitte la ville et file en direction des montagnes pour rejoindre El Teniente, dont le campement de mineurs, baptisé Sewell, est classé monument historique.
Mais on peut leur préférer les douceurs des Termas de Cauquenes situées à 28 km à l'est de Rancagua, dans les contreforts andins. Sur les collines environnantes fleurit le laurier peumo, un arbuste endémique aux feuilles luisantes et aux petits fruits rouges comestibles.
Ciudad de las Escaleras
Perchée à 2 000 m dans les Andes, à l'est de Rancagua, la ville minière de Sewell fut construite en 1905 par la Braden Copper Company pour loger les ouvriers de ce qui allait devenir la plus grande mine de cuivre souterraine au monde - El Teniente. A son apogée, Sewell comptera 15 000 habitants, un hôpital et un lycée technique. Ses maisons en bois peintes en rouge, vert, jaune et bleu vif s'accrochent aux pentes, sectionnées par un grand escalier central qui part de la gare pour rayonner en plusieurs escaliers secondaires, d'où ce surnom de Ciudad de las Escaleras.
Aujourd'hui gérée par la Codelco, compagnie nationale, la minue de cuivre est toujours en activité, mais Sewell s'est vidée de ses habitants dans les années 1970. Inscrite au patrimoine mondial en 2006 au titre de ville minière développée dans un environnement particulièrement hostile, Sewell est ouverte à la visite, mais celle-ci nécessite une certaine organisation. Vous n'aurez pas accès aux sites miniers voisins et les circuits guidés, uniquement proposés les samedi et dimanche, doivent être réservés auprès de VTS (Tél. 072-210-290 ; www.vts.cl). Le circuit part de Rancagua ou de Santiago (déjeuner en option).
Petit Futé : Rancagua, qui présente en elle-même peu d’intérêt, est au centre d’une belle région où les possibilités de visites sont nombreuses. Vers l’est, une route mène à Machalí; une déviation conduit soit au sud-est vers les thermes de Cauquenes et la réserve nationale Río Los Cipreses, soit au nord-est vers la station de ski et le curieux village de Sewell. Un autre circuit peut être entrepris en prenant vers l’ouest, où repose l’agréable village de Doñihue, puis en poursuivant vers le sud, la Quinta de Tilcoco et Guacarhue. Le périple peut prendre fin à l’Hacienda Los Lingues, au sud de Pelequén (sise sur la Panaméricaine).
Termas de Cauquenes
Ces thermes se situent sur la rive sud du río Cachapoal, dans la commune de Machali (une ville de taille moyenne dont les origines remontent à l’époque indigène), à 766 m d’altitude. On y accède par la route du cuivre (Carretera del Cobre), qui est goudronnée sur les 25 km entre Rancagua et Coya. A Coya, il faut emprunter un chemin de terre (peut-être goudronné lors de votre passage) sur 6 km. Peut-être nos thermes préférés au sud du Chili ! La température des eaux oscille entre 42 et 48 °C. Elles sont recommandées pour le traitement des rhumatismes, de l’arthrite, des maladies de peau et des affections des voies respiratoires. Il semble que les tribus précolombiennes jouissaient déjà de ses bienfaits.